Signes, Discours et Société

Revue semestrielle en sciences humaines et sociales dédiée à l'analyse des Discours

La métaphore quotidienne et les symétries /asymétries en langues romanes

Vrămuleț Marinela

Faculté des lettres
Univ. Ovidius Constantza
vramulet_marinela@yahoo.com

Résumé : L’article propose une analyse des symétries/asymétries qui s’établissent dans les  langues romanes entre les expressions métaphoriques (verbes, locutions verbales et expressions idiomatiques) et il expose une bonne partie des résultats du cours de Master de Plurilinguisme, Métaphore quotidienne et Plurilinguisme. Le modèle cognitiviste suivi dans l’analyse de la métaphore permet de distinguer les deux niveaux de manifestation de celle-ci: le niveau – base, conceptuel où se réalisent des correspondances qui conduisent à une structure conceptuelle métaphorique et le niveau superficiel, linguistique où se trouvent les métaphores que nous utilisons dans le langage quotidien. Autour des éléments de structure conceptuelle qui sont fixes et invariables dans toutes les langues qui partagent la même culture, s’organisent les expressions métaphoriques qui peuvent varier d’une langue à l’autre. On constate ainsi l’existence des symétries et des asymétries que les étudiants sont stimulés à chercher et à observer dans les langues romanes qu’ils connaissent.   

 

Abstract : The article proposes an analysis of the symmetries / asymmetries established in Romance languages between metaphorical expressions (verbs, verbal phrases and idioms) and it exposes many of the results of the Multilingualism Master Course, of the Daily Metaphor and Multilingualism .The cognitive model used in the analysis of the metaphor allows to distinguish between the two levels of its manifestation :the basic, conceptual level where there are realized correspondences which lead to a metaphorical conceptual structure and the superficial, linguistic level, where can be found the metaphors we use in everyday language.Around the conceptual structure elements that are fixed and unchanging in all the languages sharing the same culture, there are organizing themselves the metaphorical expressions which may vary from one language to another. It is noted in this way the existence of symmetries and asymmetries that students are stimulated to look for and observe in the Romance languages they know.

Mots clé : (a)symétrie, (non)isomorphisme, métaphore conceptuelle, métaphore linguistique, approche cognitiviste

Keywords : (a)symmetry, (non)isomorphism, conceptual metaphor, linguistic metaphor, cognitive approach

 

1.0. Le cours Métaphore quotidienne et Plurilinguisme dispensé dans le cadre du master de Plurilinguisme dans l’espace européen vise l’analyse des symétries / asymétries qui s’établissent dans les langues romanes entre les expressions métaphoriques du domaine de la Guerre. Le cours propose une approche cognitiviste de la métaphore, en analysant les deux niveaux de manifestation de celle-ci : le niveau – base, conceptuel (1) où se réalisent des correspondances qui conduisent à une structure conceptuelle et le niveau superficiel, linguistique (2) où se trouvent les métaphores que nous utilisons dans le langage quotidien. La distinction métaphore conceptuelle /vs/ métaphore linguistique est fondamentale dans l’analyse.  

Le modèle théorique sur lequel se base l’analyse de la métaphore dans la perspective cognitiviste, pourrait être présenté, très synthétiquement, de la manière suivante : les métaphores existent en langue parce qu’elles existent dans la pensée qui, à son tour, est influencée par la culture où nous vivons. Nous soutenons qu’un tel modèle est approprié pour une analyse comparative de la métaphore parce qu’il permet de suivre les deux niveaux d’analyse qui sont disposés hiérarchiquement :

  • Au niveau conceptuel sont identifiés les éléments qui forment la structure conceptuelle métaphorique, invariable et commune dans les langues de la même culture ;
  • Au niveau superficiel sont analysées les modalités d’articulation linguistique des éléments de structure conceptuelle.

Dans les sections suivantes, nous proposons une présentation synthétique du modèle théorique qui est présenté dans la première partie du cours.

  • La métaphore quotidienne et l’approche cognitiviste

Les cognitivistes, à commencer avec Lakoff et Johnson, ont changé la place de la métaphore, du langage (où elle avait été placée dans toute la tradition rhétorique), dans la pensée. Avec les cognitivistes, les métaphores cessent d’être des ornements du langage, comme voulaient les représentants de la rhétorique, pour devenir partie du langage quotidien. Une première conséquence de ce changement de perspective est la substitution de la question traditionnelle de la rhétorique, Qu’est-ce que c’est la métaphore ?, par la question Comment fonctionne la métaphore ?, c’est-à-dire Quels sont les mécanismes d’utilisation et d’interprétation de la métaphore?. C’est avec Lakoff et Johnson que la métaphore acquiert une fonction cognitive, c’est-à-dire qu’elle « permet de comprendre quelque chose (et d’en faire expérience) en terme de quelque chose d’autre » (Lakoff et Johnson 1980 : 25). Cette fonction cognitive représente justement l’essence de la métaphore, selon les cognitivistes.

Le fonctionnement de la métaphore pourrait donc être décrit en termes cognitivistes de la manière suivante : la métaphore naît dans la pensée où deux domaines conceptuels s’avoisinent grâce à certains éléments communs. Précisément, un domaine conceptuel (A) est pensé et interprété dans les termes d’un autre domaine conceptuel (B) : VIE (A) comme VOYAGE (B) ou comme LUTTE (B’), DISCUSSION (A) comme GUERRE (B), etc. Comme la pensée a des propriétés gestaltiques, le domaine B « inspire » le domaine A aussi bien dans l’organisation que dans la structuration. D’habitude, le domaine A est plus abstrait et moins organisé par rapport au domaine B. Entre les deux domaines il y a des correspondances systématiques et conventionnelles qui conduisent à la formation de métaphores conceptuelles comme : LA VIE EST UN VOYAGE (UNE LUTTE), LA DISCUSSION EST UNE GUERRE. Le résultat de ces correspondances établies au niveau conceptuel ou niveau-base, sont les expressions métaphoriques qui se trouvent au niveau superficiel, c’est-à-dire dans le langage.

  • Le premier niveau d’analyse : les éléments de structure du système conceptuel métaphorique

La métaphore est conçue ou générée dans la pensée et se matérialise, croît et se développe dans le langage. Entre les deux niveaux de manifestation de la métaphore, il y a une relation d’interdépendance :

  • l’utilisation des métaphores en langue est la preuve que la structure conceptuelle existe et qu’elle est productive ;
  • les métaphores sont systématiques et cohérentes en langue parce qu’elles sont l’illustration des structures conceptuelles systématiques et cohérentes.

Une étude pertinente de la métaphore impose l’approche onomasiologique qui part du concept, c’est-à-dire du niveau profond où s’établissent les correspondances entre les deux domaines constitutifs de la métaphore. Une première application dans notre démarche d’observation des  mécanismes métaphoriques est l’identification des correspondances plus importantes qui conduisent à la formation de la structure métaphorique conceptuelle LA DISCUSSION POLITIQUE EST UNE GUERRE :

Les conflits politiques correspondent aux combats en guerre (0)

Les adversaires politiques correspondent aux adversaires en guerre (1)

Les phases du conflit politiques correspondent aux phases de guerre (2a – 2b)

Les insuccès politiques correspondent aux pertes en guerre (3)

Telles correspondances sont à la base de la métaphore conceptuelle qui a comme formule A EST B, où :

  • A est différent de B ;
  • A est compris et/ou interprété selon B ;
  • A s’organise selon le modèle B.

Il faut préciser que la structure conceptuelle est commune dans toutes les langues qui partagent la même culture. Après la conclusion de cette première étape d’identification des correspondances, on continue avec la reconstitution de la structure de la métaphore conceptuelle,  en précisant les éléments qui établissent des équivalences entre les deux domaines constitutifs de la métaphore conceptuelle LA DISCUSSION POLITIQUE EST UNE GUERRE.

Autour de l’élément central, 0. AVOIR UN CONFLIT POLITIQUE ≡ ETRE/ COMBATTRE DANS LA GUERRE,  s’organisent tous les autres éléments de structure conceptuelle:

1.ASSUMER UNE POSITION DANS LE CONFLIT POLITIQUE ≡ SE GROUPER EN FORMATION DE LUTTE

1. a ÊTRE PRÊT À UN CONFLIT ≡ ÊTRE PREPARÉ POUR LA LUTTE

2.a. OUVRIR LE CONFLIT ≡ COMMENCER/ DÉCLARERLA GUERRE

2.b. FINIR LE CONFLIT POLITIQUE ≡ TERMINER LA GUERRE/ DÉCLARER PAIX

3. PERDRE EN POLITIQUE ≡ PERDRE EN GUERRE

Après avoir identifié les éléments de la structure conceptuelle, phase obligatoire dans une analyse qui suit une approche onomasiologique de la métaphore, les étudiants sont dirigés vers les étapes successives du travail que nous présentons dans la section suivante.

    1. Le deuxième niveau d’analyse: l’illustration linguistique des éléments de la structure conceptuelle

Au niveau linguistique, l’analyse comporte plusieurs phases d’observation et d’application effective, qui pourraient être présentées très synthétiquement comme suit :

  1. Observer comment s’organisent les lexèmes autour des éléments de structure en formant des micro-champs onomasiologiques ; à l’intérieur de chaque micro-champ, observer les rapports paradigmatiques qui s’instaurent entre les lexèmes;
  2. Observer les symétries /asymétries entre deux langues romanes : le roumain et l’italien.
  3. Découvrir les symétries /asymétries entre les langues romanes. Les étudiants sont stimulés à chercher dans les langues romanes qu’ils connaissent les structures lexicales (verbes, locutions verbales et expressions idiomatiques) qui matérialisent linguistiquement les éléments de la structure de la métaphore conceptuelle LA POLITIQUE EST LA GUERRE.
  4. Confronter les résultats dans les cinq langues romanes.

Les résultats de l’analyse des micro-champs onomasiologiques faite par les étudiants sont insérés dans un tableau général. Ainsi observent-ils les articulations linguistiques de la structure conceptuelle métaphorique LA POLITIQUE EST LA GUERRE dans les cinq langues romanes. Nous présentons ici une partie de ce tableau, précisément les lexèmes (verbes, locutions verbales et expressions idiomatiques) qui s’organisent autour de l’élément central, 0. AVOIR UN CONFLIT POLITIQUE ≡ ÊTRE/ COMBATTRE DANS LA GUERRE et de 0.1 ASSUMER UNE POSITION DANS LE CONFLIT POLITIQUE ≡ SE GROUPER EN FORMATION DE LUTTE :

  1. AVOIR UN CONFLIT POLITIQUE ≡ ÊTRE/ COMBATTRE DANS LA GUERRE

Verbes

Roumain Francais Italien Portugais Espagnol
a lupta, a se bate combattre, lutter, se battre combattere, lottare, battersi combater, lutar, guerrear combater, luchar, guerrear

 

Locutionsverbales

Roumain Français Italien Portugais Espagnol
a fi în război

-

a duce/a purta război/luptă/bătălie

a da (o) luptă/bătălie

être en guerre

faire la guerre

conduire (un pays) à la guerre

conduire/ mener une guerre

essere/stare in guerra

fare guerra

-

dare battaglia

estar em guerra

fazer guerra

-

dar una batalha

estar en guerra

tener la guerra declarada

hacer una guerra / lucha / batalla

-

Dar una batalla

 

Expressions idiomatiques

Roumain Français Italien Portugais Espagnol
a fi la cuţite être à couteaux tirés essere/stare ai ferri (corti) - -

 

0.1 ASSUMER UNE POSITION DANS LE CONFLIT POLITIQUE ≡ SE GROUPER EN FORMATION DE LUTTE

Expressions idiomatiques

Roumain Français Italien Portugais Espagnol
a fi de aceeaşi/cealaltă parte parte a baricadei être du même/l’autre côté des barricades essere/stare dalla stessa /dall’altra parte della barricata estar do mesmo/outro lado do barricado estar del mismo/otro lado de la barricada
a trece de cealaltă parte a baricadei passer de l’autre côté des barricades passare dall’altra parte della barricata passar para o outro lado da barricada pasar del otro lado de la barricada

 

Le tableau est complété avec les expressions métaphoriques organisées autour des autres éléments de structure dérivés des phases de la guerre : préparation/ ouverture/fin de la guerre. On a ainsi la possibilité d’observer que les modalités d’articulation linguistique dans les cinq langues romanes prise en consideration ne sont pas toujours les mêmes. Les espaces libres enregistrés marquent les lacunes linguistiques pour certains types de structures.

Les observations faites sur la base de l’analyse des tableaux ci-dessus constituent la base pour l’étape suivante. Nous en rapportons quelques-unes :

  1. Les lexèmes organisés  autour de l’élément de structure forment un micro-champ onomasiologique.
  2. A l’intérieur d’un micro-champ sémantique s’instaure un rapport de synonymie entre les lexèmes.
  3. L’analyse comparative entre les langues romanes permet d’observer l’existence de symétries (des structures construites avec les mêmes verbes support) et d’asymétries (des structures différentes ou des lacunes linguistiques).

On arrive ainsi à la  dernière étape du travail : discuter et ensuite enregistrer  les situations d’isomorphisme ou non isomorphisme dans les langues romanes étudiées.

  • Les situations d’isomorphisme dans les langues romanes

Les champs onomasiologiques organisés autour des éléments de structure 0.1, 1, 2a-b et 3 montrent les symétries et les asymétries entre les cinq langues romanes dans lesquelles on a examiné la présence des métaphores. A partir des tableaux qui présentent ces (a)symétries, on étudie les relations isomorphes et non isomorphes dans les cinq langues en suivant le modèle de Arcaini (Arcaini 1991 : 242). Selon le linguiste italien, les deux notions peuvent être définies de la manière suivante:

  • Lorsqu’aux structures conceptuelles métaphoriques correspondent les mêmes réalisations linguistiques, l’isomorphisme est total.
  • Lorsqu’on a des réalisations différentes pour des éléments de structure différents, on parle de non isomorphisme; il y a deux situations de non isomorphisme: total et partiel.

Nous présentons ci-dessous les situations d’isomorphisme et non isomorphisme dans les langues romanes, à partir des champs onomasiologiques organisés autour des éléments de structure 1,  2a-b et 3.

  1. ÊTRE PRÊT/ SE PREPARERÀ UN CONFLIT ≡ ÊTRE PRÊT/ SE PREPARER POUR LA GUERRE

Isomorphisme total dans les cinq langues romanes :

Roumain Français Italien Portugais Espagnol
a fi/ a se afla pe picior de război être/vivre sur le pied de guerre essere/stare sul piede di guerra estar empé de guerra estar en pie de guerra
a-şi ascuţi armele/cuţitele fourbir ses armes

affiler/aiguiser ses couteaux

affilare le armi/i coltelli afiar as suas armas afilar las armas/ los cuchillos

 

Isomorphisme total dans trois langues romanes :

Roumain Portugais Espagnol
a fi în pragul războiului estar à beira da guerra estar al borde de la guerra

 

Roumain Italien Espagnol
a sta cu arma la picior stare con le armi/arma al piede estar con el arma/las armas al pie
a se pune pe picior de război mettersi/scendere sul piede di guerra ponerse en pie de guerra

 

2a. OUVRIR LE CONFLIT ≡ COMMENCER / DECLARER LA GUERRE

Isomorphisme total dans les cinq langues romanes :

Roumain Français Italien Portugais Espagnol
a lansa strigătul de război lancer le cri de guerre lanciare il grido di guerra lancar o grito de guerra lanzar el grito de guerra
a pune mâna pe sabie brandir/tirer l’épée brandire la spada empunhar a espada empunar la espada
a scoate sabia din teacă dégainer une épée trarre la spada dal fodero

sguainare/snudare la spada

tirar a espada da bainha sacar la espada de su vaina
a dezgropa securea războiului déterrer la hache de guerre dissoterrare l’ascia di guerra desenterrar o machado de guerra desenterrar el hacha de la guerra
a încrucişa săbiile croiser le fer/l’épée incrociare le armi/ferri/spade* cruzar/travar as espadas cruzar las espadas

*en italien il existe une expression concurrente qui n’a pas de correspondant dans les autres langues romanes : venire ai ferri corti

 

Isomorphisme total dans quatre langues romanes :

Roumain Français Italien Espagnol
a aprinde butoiul cu pulbere mettre feu aux poudres dare fuoco alle polveri/miccia prender fuego al polvorin

 

Roumain Français Italien Portugais
a deschide focul ouvrir le feu aprire il fuoco abrir o fogo

 

Isomorphisme total dans trois langues romanes :

Roumain Français Espagnol
A pune tunurile pointer un canon poner los canones

 

Isomorphisme total dans deux langues romanes :

Italien Portugais
alzare/levare le insegne/gli scudi levanter o escudo
scendere sul campo di guerra entrar no campo de batalha

 

Italien Espagnol
mettersi/scendere/marciare sul sentiero di guerra seguir el camino de la guerra

 

2b. FINIR LE CONFLIT POLITIQUE ≡ TERMINER LA GUERRE/ DECLARER PAIX

Isomorphisme total dans les cinq langues romanes :

Roumain Francais Italien Portugais Espagnol
a îngropa securea războiului enterrer la hache de guerre sotterrare l’ascia di guerra enterrar o machado da guerra enterrar el hacha de la guerra
a fuma pipa păcii fumer le calumet de la paix fumare il calumet della pace fumar o cachimbo da paz fumar la pipa de la paz

 

Isomorphisme total dans quatre langues romanes :

Roumain Italien Portugais Espagnol
a pune sabia în teacă rimettere/riporre la spada nel meter a espada na baina poner la espada en su vaina

 

  1. PERDRE EN POLITIQUE ≡ PERDRE EN GUERRE

Isomorphisme total dans les cinq langues romanes :

Roumain Francais Italien Portugais Espagnol
a părăsi/ abandona câmpul de luptă abandonner le champ de bataille abbandonare/lasciare/cedere il campo abandoner/deixar o campo abandoner el campo de lucha
a depune armele déposer les armes abbassare/abbandonare/deporre/posare le armi abandoner as armas deponer las armas
a ridica, a scoate steagul alb hisser le drapeau blanc alzare bandiera bianca levanter a bandeira branca Alzar bandera blanca
amuşca ţărâna mordre la poussière mordere il terreno/la polvere morder o pó morder el polvo

 

Isomorphisme total dans quatre langues romanes :

Roumain Italien Portugais Espagnol
a se   da bătut darsi per vinto darse por vencido darse/declararse por vencido
a ridica mâinile alzare le mani levanter as mãos levanter los manos
a bate în retragere battere in ritirata bater em retirada batirse en retirada

 

L’analyse des structures isomorphes et non isomorphes permet d’observer les symétries et les asymétries dans les langues romanes. La démarche onomasiologique que nous proposons a comme point de départ la structure conceptuelle qui est identique dans toutes les langues qui partagent la même culture. Le point d’arrivée sont les expressions métaphoriques utilisées en langue. À la fin du cours, les étudiants ont la possibilité de découvrir à travers leurs travaux, que les symétries et les asymétries sont dues à la manière spécifique de chaque langue de matérialiser linguistiquement un concept ou une structure conceptuelle. Le cours et surtout les résultats matérialisés dans les travaux des étudiants sont la preuve que pour une analyse comparative pertinente, il faux suivre ce type de démarche.

 

Bibliographie :

ARCAINI Enrico (1991),  Analisi linguistica e traduzione, Bologna, Patron.

BALDINGER Kurt (1984), Vers une sémantique moderne, Paris, Klincksieck.

CACCIARI Cristina (1991), Teorie della metafora, Milano, Raffaello Cortina.

KITTAY Eva et Lehrer Adrienne (1991),  « Campi semantici e struttura della metafora » in Cacciari Cristina (1991), Teorie della metafora, Milano, Raffaello Cortina.

LAKOFF George et Johnson Mark (1980), Les métaphores dans la vie quotidienne, Paris, Les Editions Minuit.

LAKOFF George (1991),  Una figura del pensiero, in Cacciari Cristina (1991), Teorie della metafora, Milano, Raffaello Cortina.